Cher Investisseur,

 

Déjà pragmatiques fin 2018, les principales banques centrales ont décidé début 2019 de repousser la mise en œuvre des politiques monétaires plus restrictives précédemment engagées. En appuyant sur le bouton pause, elles ont dissipé les inquiétudes des investisseurs. Une fois de plus, le dicton boursier « Never fight the FED » a prouvé sa pertinence. Rassurées par les banques centrales, mais aussi par l’avancée des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, les Bourses mondiales ont effacé l’essentiel du plongeon du trimestre précédent. Après un recul de 11,8% au quatrième trimestre 2018, l’indice européen Eurostoxx 50 progresse de 11,7% au premier trimestre 2019.

Moins de croissance donc moins d’inflation explique la posture nouvelle des banques centrales. Tant que la tendance de l’inflation sous-jacente restera en dessous de leurs objectifs, les politiques monétaires sortiront du champ des préoccupations des marchés financiers. Le profil de la croissance mondiale, déterminant essentiel de l’évolution des bénéfices des sociétés, redevient un sujet d’attention essentiel. En zone euro, les incertitudes notamment politiques sont nombreuses et l’affaiblissement de la croissance continue de peser sur les perspectives bénéficiaires. Aux Etats-Unis, l’année 2019 devrait montrer si la convergence d’une politique monétaire de nouveau accommodante et d’une politique budgétaire expansionniste saura empêcher la poursuite du retournement de l’un des plus longs cycles de croissance de l’économie américaine sans pour autant provoquer un retour de l’inflation.

Dans ce contexte singulier où l’action de la BCE tire les taux vers 0, nous continuons de travailler à identifier des sociétés cotées sous évaluées. C’est aujourd’hui l’une des rares options encore à la disposition de l’investisseur désireux de faire fructifier son capital en préservant la liquidité de ses avoirs.


 Achevé de rédigé le 12 avril 2019