« Les solutions pour résoudre une crise portent en elles les germes de la prochaine crise »[1]

 

Cher Investisseur,

Ce trimestre se termine sur le dixième anniversaire de la chute de Lehman Brothers.  A cette occasion, analyser les ressorts possibles de la prochaine crise est devenu un exercice à la mode. Les sujets de préoccupation ne manquent pas : agressivité politique, commerciale et diplomatique de l’Amérique de Donald Trump, faiblesse politique de l’Europe, divergence croissante des trajectoires politiques économiques et budgétaires des pays du cœur de la zone euro, incertitude sur le rythme de la croissance mondiale, perspective d’une normalisation des politiques monétaires confirmée par le retour de l’inflation…

Dans un monde toujours plus endetté dans lequel les taux sont encore très bas et les actifs financiers généreusement évalués, ces préoccupations engendrent de la nervosité et accroissent la volatilité. Malgré tout, la robustesse actuelle de la croissance de l’économie et des bénéfices soutient les évaluations qui ne faiblissent pas. L’Eurostoxx 50 est quasi-stable ce trimestre (+0,2%). Le S&P 500 progresse de 7,2%.

Dans ce contexte, les idées d’investissement restent rares. L’exposition aux actions de nos fonds est donc toujours limitée et nos disponibilités sont importantes. Nous continuons de rechercher des titres pour lesquels nous estimons que les risques sont surestimés ou le potentiel sous-estimé. A l’aide de notre processus structuré d’analyse et d’évaluation des sociétés, nous tenterons de profiter de la volatilité croissante des marchés pour saisir les opportunités que nous aurons identifiées.  


 Achevé de rédigé le 19 octobre 2018

[1] D'après un entretien avec Larry Fink, PDG de BlackRock publié dans le journal Le Monde du 20-09-2018