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« Nein zu allem » [1]

 

Cher Investisseur,

Une fois de plus, le FMI a revu en baisse ses prévisions de croissance de l’économie mondiale. Toutes les zones géographiques sont concernées, même si les émergents expliquent l’essentiel de ces révisions. La récession se confirme au Brésil et en Russie. En Chine, le nouveau plan quinquennal (2016-2020) consacre la transition vers plus de services et de consommation intérieure. Cette transition est un chemin semé d’embuches. Elle nécessitera de lourdes restructurations d’un outil industriel endetté, surcapacitaire et peu productif. Aux Etats-Unis, la longue phase d’expansion (7 ans) s’est confirmée en 2015, à un rythme néanmoins moins soutenu en fin d’année. La perspective d’une hausse même graduelle des taux inquiète. A peine enclenchée, le redressement de la croissance en zone euro donne des signes d’essoufflement.

Une somme inhabituelle de facteurs d’instabilité s’accumule, notamment en Europe. Le projet politique est au point mort voire en régression.  A l’issue du referendum du 23 juin prochain, il n’est pas exclu que le Royaume-Uni quitte l’Union. Les divergences de trajectoires budgétaires et économiques entre l’Allemagne et l’Europe du Sud incluant la France s’accroissent. L’Allemagne et ses partenaires n’arrivent pas à s’accorder sur une approche commune des sujets à traiter. Même l’action de la BCE, pourtant indépendante, devient un sujet de discorde. Son engagement complémentaire dans la lutte contre le risque de déflation annoncé le 10 mars est vivement critiqué en Allemagne.

Plus généralement, l’action des banques centrales ne suffit plus à rassurer les investisseurs. En Europe, la BCE impose le défi des taux négatifs. Son action, associée aux exigences réglementaires et aux inquiétudes nées de la complexité de l’environnement général participent à la diffusion de plus en plus large de taux négatifs. Dans ce contexte, la quête de rendement devient compliquée. L’investissement raisonné dans des valeurs décotées reste l’une des très rares options susceptibles de générer de la performance.

Achevé de rédiger le 14 avril 2016

[1] “Non à tout”, synthèse imagée de l’approche allemande attribuée à Mario DRAGHI, Président de la BCE

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